aiguillon de raie pêchée au GABON..
PECHE DE MINUIT...
Qu'il chaud ce crépuscule , tison rouge feu
Qui se reflète dans mes prunelles bleues.
Regardez ces lamparos, frétillantes étincelles
Qui rendent la navigation de nuit plus belle.
Les gros bateaux de pêche glissent sur l’onde,
Laissant traîner la dreige , pour capturer
Les bancs de thons ou l'espadon voilier.
Le ciel est poudré d'étoiles, ô nuit profonde.
Je me souviens de l' ivresse des bains de minuit,
Qu'elle extase, ces plongeons de sirène nue !
Cheveux mouillés, courir sur la plage, pieds nus
Jusqu'aux rochers où la lune cherche un abri.
Faire un feu de bois puis bocheter les mulets pêchés,
Percer la noix de coco, peler les ananas sucrés.
Sous les filaos aux longs bras frissonne l'alizé,
Les flammes crépitent, yeux mi clos, ô nuit étoilée..
mariJO. textes déposés.
Île Mauritius.1987/1989.
Les restes de raies dans les faluns sont assez abondants.
Les raies, au même titre que les requins, sont des poissons cartilagineux et donc la fossilisation du squelette est limitée à quelques composants résistants de squelette.
Outre les dents, chez certaines raies, la fossilisation peut concerner l'aiguillon caudal et des boucles dermales.
Les boucles batoïdes
Les boucles qui sont des « écailles » dures disposées en rangées sur le dos de l'animal et qui servent de bouclier et de support à de petits dards chez certaines espèces.
Certaines boucles présentées ici sont très roulées et ne montrent pas les reliefs caractéristiques qu’on devrait voir.
Les aiguillons
L’aiguillon caudal que possèdent certaines raies, serait l’évolution d’une nageoire dorsale modifiée. Simple ou bien double, il se
rencontre à la base et sur le dessus de la queue. Il existe encore des espèces qui présentent ce système de défense comme la Raie
pastenague (Dasyatis pastinaca). Une piqûre de raie pastenague est très douloureuse pour l’homme, suffisamment en tous cas pour dissuader
le badaud de lui caresser spontanément l’échine ! L’aiguillon de raie est un
aiguillon caduc. Il sert à diffuser du venin contenu dans une glande à la base de l’aiguillon, puis tombe ou bien reste fiché dans la bouche du prédateur.
On rencontre ces
aiguillons chez beaucoup d’espèces dans 3 grandes familles : les Dasyatidés et Myliobatidés ou bien Mobulidés. Il est difficile de les rapporter spécifiquement.
Des morceaux de palais.
Il s’agit des parties dures du palais qui font office de dents pour broyer les crustacés, les coquillages dont les raies se nourrissent. En fonction des espèces, on retrouve des palais «entiers»
ou bien des morceaux de palais exfoliés.
Contrairement à une idée évidente, la partie active des dents n’est pas la partie dentelée. Cette structure en peigne constitue plutôt la partie d’accrochage du palais, la racine de la dent. La
couronne est représentée par la partie lisse et dure.
Chez Aetobatis arcuatus, les dents inférieures (1) et supérieures (2) sont différenciées. Les dents inférieures sont fortement arquées et pliées en chevrons. Les dents supérieures sont moins
longues assez droites, la couronne se courbant aux extrémités vers l’arrière.
Chez Myliobatis cf. microrhizus (3), la couronne est peu épaisse.
Chez Rhinoptera cf. studeri (4), la couronne est aussi épaisse que la racine.
Considérations écologiques

Les raies donnent l’impression
d’animaux lents et inoffensifs qui ne présentent pas d’avantages par rapport aux prédateurs qui peuvent se rencontrer en mer.
Pourtant il s’agit d’animaux qui ont su perdurer depuis des millions d’années.
Outre les propriétés de camouflage développées par certaines raies, elles ont su mettre en œuvre d’autres parades. Les fossiles des faluns en sont un témoignage. Citons à cet égard, l’aiguillon caudal venimeux, ou bien les plaques dermiques qui forment un bouclier protecteur.